Pensions complémentaires, un paysage en constante évolution



Collectives ou individuelles, les pensions complémentaires, communément désignées sous le terme ‘deuxième pilier’, sont un excellent outil d’optimisation fiscale pour les salariés et les indépendants. Mais les législations sont en constante évolution. Pour s’y retrouver dans ce paysage mouvant, Isabelle Close, formatrice spécialisée, fait le point avec nous.

Le deuxième pilier reste incontournable


Les pensions complémentaires sont extrêmement populaires en Belgique, non sans raison. Le deuxième pilier est entré dans les mœurs depuis fort longtemps et les avantages fiscaux qu’il procure sont indéniablement intéressants, voire indispensables. Les pensions légales sont mises à mal depuis plusieurs années, tout le monde le constate”, explique Isabelle Close. “Il est donc nécessaire de se prémunir via le deuxième pilier. Les décisions politiques vont d’ailleurs clairement dans ce sens, avec une volonté de promouvoir ce système. Ce qui ne veut pas dire que les résultats soient toujours à la hauteur des attentes…”

S’adapter aux changement du système


Les réformes successives du système des pensions rendent en effet souvent les législations difficilement lisibles. Le mot clé est l’adaptation, comme le souligne Isabelle Close : “Ce qui est pertinent aujourd’hui ne le sera pas forcément demain. Il faut rester vigilant et savoir modifier les choix en fonction des décisions politiques. Le deuxième pilier ne doit pas être vu comme une position immobiliste.” La dernière réforme en date, en 2016, ne permet plus de bénéficier de sa pension complémentaire avant l’âge légal de la pension. Celui-ci est fixé à 65 ans, mais passera à 66 en 2025 et à 67 en 2030. “Les personnes qui attendaient l’âge légal bénéficiaient jusqu’ici d’un avantage fiscal supplémentaire. Que va-t-il se passer maintenant ? Les plans de pension complémentaire déjà établis ne sont pas concernés pendant la période transitoire jusqu’en 2019. Pour les personnes qui souscrivent aujourd’hui, l’âge de la retraite prévu par le règlement ou la convention de pension ne peut être inférieur à l’âge légal de la retraite qui est actuellement de 65 ans”

La fin des assurances de groupe ?



Longtemps très populaires, la souscription d’une assurance de groupe, par les employeurs pour leurs employés, est en perte de vitesse depuis quelques années puisqu’un taux d’intérêt minimum est imposé. “Etant donné le rendement actuel de l’argent, cette mesure, qui partait d’une bonne intention puisqu’elle protège l’investissement des employés, a rendu le système d’assurance de groupe caduque.”

De nouvelles options pour les indépendants


Il existe actuellement deux grandes options de pension complémentaire. Les PLCI pour les indépendants en personne physique et les EIP pour les dirigeants d’entreprise. Il est néanmoins question de mettre en place un système intermédiaire, baptisé EIPTI, qui pourra s’ajouter à la PLCI pour les indépendants en personne physique, en apportant des avantages fiscaux dans le respect de la règle des 80 %. Une évolution à suivre de près.


Envie d’en savoir plus? Les formations ‘Banques & Assurances’ permettent de faire le point sur les toutes dernières évolutions. La formation autour des pensions complémentaires conduite par Isabelle Close est une mise à jour essentielle en pleine réforme des pensions.



iclose

Forte d’une expérience de plus de quinze ans dans le domaine de la fiscalité, avec un parcours qui l’a menée d’un diplôme de commerce extérieur au secteur des assurances, Isabelle Close est à la fois spécialisée dans les questions commerciales, techniques et de communication. Elle ouvre en 2013 son propre cabinet de formation et de consultance, IC LEARNING SPRL, au sein duquel elle fait valoir ses qualités de transmission et de pédagogie.

Publié 07-02-2017

  243