Dissiper les mythes et idées fausses sur la planification patrimoniale

Quand aurais-je assez d’argent pour prendre ma retraite l’esprit tranquille ? Ou, mon enfant pourra-t-il plus tard hériter de mes biens sans avoir à racler le fond de ses poches sur le plan fiscal ? Voilà des questions que l’on vous pose sans doute régulièrement. Vous ne connaissez pas la réponse ? C’est peut-être que vous n’êtes pas encore au fait de la planification patrimoniale ou financière. D’autres sont dans votre cas, car seul un petit nombre de bureaux d’expertise comptable offrent ce service. Tout cela est principalement dû à une série de mythes et d’idées fausses qui circulent à ce sujet. Nous passons ici en revue quelques-unes de ces interprétations erronées et vous ouvrons de nouvelles perspectives.

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La planification patrimoniale n’est destinée qu’aux grandes fortunes

De plus en plus de gens s’intéressent à la planification active de leur patrimoine. Pour les héritages et droits de succession, les impôts sur la fortune ou les prêts, les particuliers sont également plus enclins à solliciter l’aide d’un professionnel. Ce que les grandes banques ont très bien compris. En raison de la forte demande, le minimum requis pour prétendre à une planification et gestion de patrimoine a depuis été ramené bien en dessous du seuil de 1 million d’euros. Chez Belfius, ce seuil est de 500 000 euros ; BNP Paribas Fortis est la banque la plus démocratique avec un montant de 250 000 euros. On vise ici principalement les entrepreneurs, les cadres et membres de la direction d’entreprises familiales, qui se sont constitué un certain patrimoine.

Les grandes banques ont le monopole du marché

Malgré la forte domination des grandes banques, les experts estiment que le potentiel du secteur est énorme. « L’image de balises de confiance qu’arboraient les grandes banques a fortement été ébranlée en 2008. Tous les spécialistes en gestion et planification de patrimoine en ont profité », déclare Wim Descamps, Managing Director de Value Square. « D’année en année, la rapidité de croissance des plus petites agences financières a rattrapé celle des grandes banques et les actifs gérés ont augmenté de 8 %, atteignant les 24 milliards d’euros. »

« Les entrepreneurs et les niveaux C préfèrent confier la planification de leur patrimoine à quelqu’un d’autre qu’aux banques, qui leur accordent des crédits. Certaines personnes souhaitent séparer ces deux domaines », affirme Eric Thoelen de Merit Capital.

La planification patrimoniale demande beaucoup de travail et d’investissement

En tant qu’expert-comptable, vous avez déjà parcouru la moitié du chemin pour vous lancer dans la planification de patrimoine personnel/familial. Vous êtes souvent très proche des dirigeants ou actionnaires familiaux des sociétés dont vous vous chargez de la comptabilité. Surtout grâce à votre connaissance des comptes de l’entreprise, vous êtes particulièrement au fait de la situation financière privée de son dirigeant. Vous savez par exemple quel est le montant du salaire qu’il se verse, s’il a prêté de l’argent à l’entreprise ou à combien s’élèvera son capital issu de l’assurance-groupe en fin de parcours. En rassemblant toutes ces données, en les suivant et les analysant au fil des ans, vous pouvez vous faire une idée assez précise de l’évolution du patrimoine du dirigeant à laquelle on peut s’attendre.

Conclusion

Il existe donc de nombreuses opportunités pour les acteurs existants et ceux qui débarquent dans le secteur de la planification patrimoniale et financière. Mais, si vous voulez vous risquer sur ce marché, mieux vaut bien vous préparer. Vous aimeriez avoir un aperçu de tous les acteurs de ce domaine et de leur part de marché ? Vous auriez besoin d’un résumé concis des défis les plus cruciaux et des stratégies novatrices ? Téléchargez le dossier complet ‘La planification patrimoniale en Flandres ?’.

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