Covid-19 : les règles européennes en matière d’aides d’État et la définition d’une PME sont prolongées pour trois ans

Publié 17-07-2020

L’Union européenne prolonge son règlement de minimis et son règlement général d'exemption par catégorie jusqu’au 31 décembre 2023. Elle assouplit également l’octroi d’aides aux entreprises qui sont en difficulté en raison de la crise du coronavirus. À l’occasion de cette prolongation, la Commission européenne reporte également la date d’expiration de six lignes directrices et communications expliquant diverses règles en matière d’aides d’État.

Plafond pour les aides d’État

Le règlement de minimis prévoit que le montant total des aides publiques qu’une entreprise a reçues au cours des trois derniers exercices fiscaux ne peut pas dépasser 200 000 euros. Au-delà de ce plafond, les aides publiques sont en principe considérées comme anticoncurrentielles et doivent être notifiées à la Commission européenne et approuvées par celle-ci.

Régimes d’aides autorisés pour les PME, la protection de l’environnement, etc.

Le règlement général d’exemption par catégorie fixe les critères auxquels une entreprise doit répondre pour pouvoir être considérée comme une PME, une petite entreprise ou une microentreprise.

L’entreprise doit répondre à ces critères, car le règlement général d’exemption par catégorie considère que certaines formes d’aides – dont les aides aux PME – ne sont pas anticoncurrentielles, comme :

  • les aides régionales ;
  • les aides aux PME, sous la forme d’aides à l’investissement, d’aides à l’exploitation ou d’accès au financement ;
  • les aides à la protection de l’environnement (et aux énergies renouvelables) ;
  • les aides à la recherche, au développement et à l’innovation ;
  • les aides à la formation ;
  • les aides à l’embauche et à l’emploi des travailleurs défavorisés et des travailleurs handicapés ;
  • les aides à la réparation de dommages causés par des catastrophes naturelles ;
  • les aides sociales pour le transport des résidents de régions éloignées ;
  • les aides pour les infrastructures à large bande ;
  • les aides pour la culture et la conservation du patrimoine ;
  • les aides pour les infrastructures sportives et récréatives multifonctionnelles et pour les infrastructures locales ; et
  • les aides pour les aéroports et ports régionaux.

Par dérogation aux règles générales, les entreprises qui étaient saines au 31 décembre 2019 et qui ont rencontré des difficultés par la suite, en raison de la pandémie de Covid-19, conservent leur droit aux aides d’État jusqu’au 30 juin 2021 inclus.

L’Union européenne entend moderniser les règles actuelles en matière d’aides d’État et les réviser à la lumière du Pacte vert pour l’Europe et de la Stratégie numérique pour l’Europe. Mais cette réforme connaît un certain retard, ce qui explique la prolongation.

Lignes directrices et communications

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